Et
bah voilà, on y arrive : Valis IV, l'ultime épisode
de cette mythique saga. Comme d'habitude, je pense aux deux-trois
pélerins qui suivent cette série avec attention en procédant
à un petit récapitulatif de l'histoire : ce coup-ci,
le scénario est légèrement plus compliqué
qu'à l'accoutumée, dans la mesure où il fait
référence à une légende des temps anciens.
En effet, il y a très longtemps de cela, le roi Asfar donna
à son fils Garugia une bague magique, prodiguant à celui
qui la porte un pouvoir incommensurable. Comme on pouvait s'en douter,
le jeune prince n'arrive pas à controler cette force incroyable
et pète un cable, ce qui oblige les dieux à intervenir
en emprisonnant Garugia et sa troupe dans un cristal, au plus profond
de l'océan. Au moins comme ça, ils ne devraient pas
faire trop de dégâts...c'est tout du moins ce que tout
le monde pense. Comme
dans le précédent volet, les trois héros ont
chacun des capacités propres : Lena peut tackler, Amu maîtrise
l'art du double-saut, et enfin Ashfar est insensible aux pics et champs
de force. Toutes ces facultés vont vite se révéler
indispensables à qui souhaite mener à terme les neuf
niveaux du jeu : en
plus d'être longs, ces derniers n'ont pas oublié d'être
durs, et autant dire que les joueurs n'ayant pas pratiqué l'épisode
précédent risquent d'en chier. Heureusement, ce n'est
pas non plus impossible, mais il faudra quand même s'accrocher
un minimum si l'on souhaite dépasser le stage 4. Sur
le plan de la réalisation, Valis IV reste avant tout
un Valis, c'est à dire inégal. On notera quand même
un petit boost graphique, rendant cet opus finalement bien agréable
à regarder : certains décors sont pourtant assez moches
(j'en profite pour dire que si Valis III avait droit à
son Godzilla, Valis IV se paye carrément Ultraman :
le luxe !), mais au final, je le trouve ma foi visuellement très
réussi. Musicalement parlant, c'est aussi tout à fait
convenable, sans pour autant péter le plafond. Pourtant,
malgré tous ces points positifs, Valis IV n'a pas réussi
à remplacer son prédécesseur dans le coeur des
fans. Les plus accros (otaku-neuneux ?) vous diront qu'un Valis sans
Yuko n'est pas un Valis : ils n'auront pas forcément tort,
même si on peut qu'applaudir le choix des développeurs,
qui ont préféré risquer et injecter du sang neuf
dans leur saga plutôt que de se reposer sur la popularité
de leur ambassadeur (sans les pubs Ferrero, j'étais bon pour
mettre "ambassadrice" : quelle classe !) : tout le monde
ne peut pas en dire autant. Dans
tous les cas, et au risque d'être catalogué comme étant
pro-Valis, Valis IV se présente comme un excellent jeu,
il n'y a rien à redire là-dessus. Beau, scénarisé
(en japonais, mais est-il besoin de le préciser ?), jouable,
long et accrocheur, il mérite on ne peut plus sa place dans
votre ludothèque. ___________________________________________________________________________________________Kabuki Pour voir des images de ce jeu
|