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MUGEN
SENSHI
VALIS
THE LEGEND OF A FANTASM SOLDIER
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PLATES-FORMES
/ ACTION
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TELENET
/ RIOT
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1992
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Après
avoir débuté sa carrière NEC en commençant
par la fin, la série des Valis fait enfin son retour aux sources
! L'occasion rêvée d'en savoir plus sur les origines
de Yuko et de l'épée Valis, chic !
On s'en serait douté, le scénario de ce premier chapitre
est assez simpliste : l'impitoyable Rogles est bien décidé
à reigner sur les trois mondes que sont le monde des rêves
(ou Vekanti), le monde des esprits, et notre chère Terre. Heureusement,
vu le boxon qui commence à reigner dans le Vekanti, Valia part
à la recherche de l'élu, celui-là même
qui pourra porter l'épée Valis et faire dégager
Rogles. Evidemment, l'élu(e) en question se trouve être
Yuko, étudiante tout ce qu'il y a de plus banale (quoique il
ne faut pas être très net pour accrocher des tableaux
de Browning dans sa chambre...) et qui se trouve donc bien
obligée d'aller parcourir les septs niveaux qui composent Valis,
même si cela la contraint à affronter Reiko, sa copine
de classe...
Autant être
direct, ce volet est très différent des autres sur de
nombreux aspects, et reste définitivement un épisode
à part : date de sortie tardive, équipe de développement
différente, nouveau support... voilà qui permet d'expliquer
l'absence de repères rencontrée dans ce Valis premier
du nom.
Un Valis
sur Super CD-ROM2, c'est quand même la grande classe !......c'est
tout du moins ce que l'on se dit avant d'avoir inséré
la galette dans sa console. Parce que bon, il ne faut pas se leurrer,
même si cette version PCE est sortie en '92, ce n'est pas franchement
le cas de l'original sur PC bridés, et le fond du jeu reste
ce qu'il est, c'est à dire très old-school love.
Le problème, c'est que même sur la forme, le résultat
reste décevant, surtout comparé au dernier volet en
date, à savoir Valis IV. En fait, c'est simple : à
aucun moment on ne se sent sur un support à base de System
3.0, ce qui respire quand même légèrement l'abus.
Pire, les dessins-animés sont toujours dans une petite fenêtre
et pêchent par une certaine molesse (ce qui est davantage lié
à au scénario qu'au support, mais bon...).
Le style graphique a été complètement bouleversé,
et Yuko est désormais grande et fine au lieu d'être petite
et rabougrie. Ce n'est pas forcément un mal, mais la cohérence
avec les trois autres volets en prend un coup. Quoi qu'il en soit,
les graphismes sont tout à fait corrects, très Megadrive
en fait, ce qui est plutôt flatteur. L'animation ne pose pas
de problèmes, même s'il faut trente petites secondes
pour s'habituer à la démarche "courons comme si
nous avions un tapis-roulant sous les pieds" de Yuko, qui a sans
doute déjà fait un tabac dans tous les spots branchés
d'Ibiza. Et enfin, comme la musique est tout à fait agréable,
on se dit que pour du CD-ROM2, la réalisation globale est bel
et bien excel.....hein ?! Ah oui, c'est vrai, on est sur Super CD-ROM2...-sic-
Grande première
pour un Valis, on ne peut pas sauvegarder sa partie. Il faudra donc
se taper l'intégralité de l'aventure d'une traîte,
à l'ancienne. Je rassure tout le monde : le jeu est tellement
moins difficile que Valis III&IV que la présence
d'un système de sauvegarde aurait été plus nuisible
qu'autre chose. A moins, bien évidemment, que vous ne désiriez
réduire en poussières la durée de vie de votre
dernier achat ? Dans tous les cas, Valis n'est pas un jeu qui
oppose une forte résistance, au grand dam des fans de la saga.
Précisons
pour finir que Valis affiche une jouabilité acceptable,
avec en cadeau quelques petites nouveautés, notamment l'utilisation
de cinq armes (et autant de magies) différentes pour Yuko,
ce qui permet de plus ou moins contrebalancer l'absence de plusieurs
personnages jouables.
Voilà
voilà, Valis ne justifie d'aucune manière son
passage sur Super CD-ROM2 mais reste un très bon titre, basique
et efficace, comme d'hab'. On pouvait clairement s'attendre à
nettement mieux, mais vu qu'il n'y a pas non plus de défauts
majeurs, on prend quand même sacrément son pied avec
ce qui nous est proposé. Mais bon faut dire, moi, Valis, j'adore...
___________________________________________________________________________________________Kabuki
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